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Circuler l’hiver

De mi-novembre à mi-mars, les services du Conseil général sont organisés pour assurer à tout moment les interventions préventives de salage, traiter les zones de verglas, ou procéder au déneigement. C’est la viabilité hivernale.

La viabilité hivernale : un service activé de mi-novembre à mi-mars

La viabilité hivernale est l’organisation mise en place pour surveiller et traiter les routes lorsque les conditions climatiques l’imposent (neige, verglas…). Tout est consigné dans le dossier d’organisation de la viabilité hivernale (DOVH). Les conditions climatiques différant souvent selon les secteurs, ce document est décliné pour chaque Service local d’aménagement.

Le service de viabilité hivernale repose essentiellement sur le travail des agents « patrouilleurs » et des « intervenants ».

Les patrouilleurs : une mission en 3 étapes
1.    Suivi des prévisions météo : le patrouilleur surveille l'état des routes à partir des informations communiquées par Météo France (température, humidité, précipitations, vent…). Ces informations ont auparavant été retravaillées par la station Météo France de Barberey-Saint-Sulpice pour obtenir des données précises et locales. Les prévisions pour la nuit aident à déterminer l’heure d’apparition éventuelle de pluie, neige, températures négatives… ou de formation probable du verglas.
2.    Surveillance sur les routes : si les conditions de circulation risquent d’être dégradées, l’intervention des patrouilles de surveillance est programmée. Les patrouilleurs sont répartis sur 13 circuits. Ils peuvent effectuer leur surveillance au beau milieu de la nuit si les conditions le nécessitent.
3.    Ordre de traiter : dès l’apparition de risque de verglas ou dès les premières chutes de neige, le patrouilleur fait partir les équipes de terrain pour effectuer le salage ou le raclage. Il est assisté d’un permanent radio qui collecte et diffuse l’information entre les SLA. Il coordonne également les interventions.

Les intervenants : une mission de terrain
En fonction des instructions du patrouilleur, les intervenants traitent les routes selon des itinéraires pré-établis. Agents d’entretien et d’exploitation des routes du Conseil général, les intervenants sont spécialisés dans la conduite des camions et l’utilisation des saleuses. En cas de difficultés importantes, le Conseil général fait appel à des prestataires privés (agriculteurs, entreprises de travaux publics).
Le Conseil général dispose de 35 ensembles d’intervention (camions équipés d’une saleuse et d’une lame de déneigement). Selon les conditions, soit ils répandent du sel (de 10 à 20 grammes/m²) soit ils raclent la chaussée. Grâce à ces équipements, environ 900 km de route sont traités simultanément en 2 à 3 heures. Cela correspond à la totalité du réseau classé N1 et N2 (voir plus loin).

Des routes traitées par ordre de priorité

Pour des raisons techniques et économiques, il est impossible de traiter simultanément les 4 500 km de routes départementales. Les routes sont donc classées en 4 niveaux qui permettent de les traiter par ordre de priorité et de nécessité :

  • NIVEAU 1 – en rouge sur la carte : 436 km de routes assurant les liaisons interdépartementales. Ce sont les premières traitées.
  • NIVEAU 2 – en vert sur la carte – 479 km de routes traitées dès lors que les conditions de circulation sur le réseau N1 sont redevenues normales. Routes reliant, en général, les chefs-lieux de canton.
  • NIVEAU 3 – en jaune sur la carte : 1 968 km traités lorsque les réseaux N1 et N2 sont praticables.
  • NIVEAU 4 : 1 658 km de routes départementales traitées en dernier, après que les réseaux N1, N2 et N3 soient redevenus praticables et en fonction des moyens disponibles.

La RN77 de la rocade de Troyes jusqu’à la limite de l’Yonne est classée nationale. Elle est donc gérée par la Direction interdépartementale des routes – DIR Centre-Est (service de l’Etat).

Des filets pour ralentir l’apparition des congères

Lors d'importantes chutes de neiges, des congères paralysent bien souvent le trafic.Une fois formées, elles sont très difficiles à traiter et mobilisent beaucoup de moyens.
De décembre 2010 à mars 2011, 8 km de filets pare-congères ont été posés à titre expérimental. Répartis dans tout le département, ils sont implantés à des endroits stratégiques. Ils n’empêchent pas totalement la formation de congères mais servent à la retarder pour avoir le temps de traiter la route.

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